La symphonie des pissenlits

Mon père me disait souvent que la plus importante chose dans la vie c’est de ne pas faire ombre inutilement sur la terre. C’était une belle métaphore. Je m’imaginais comme un arbre qui poussait au bord d’un précipice : moi, fruit de la providence, avec racines à l’air et branches fouettées par le vent.

Mais tout cela n’était qu’une métaphore, voilà pourquoi je n’ai jamais compris cette utilité que les hommes puissent donner à leur existence. Ils sont autant que les arbres, un produit de l’inutilité et du hasard. Leur vie doit toujours avoir un but. Elle doit être pavée de bonnes intentions, comme la route qui mène aux enfers.

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